Début décembre, mon agenda parisien risque d’être un peu chargé.
Les 2 et 3 décembre 2026, je participerai à Digital Resilience Europe, au CNIT de La Défense. Puis, le 3 décembre, changement d’ambiance avec la première grande conférence À la French.
Deux événements très différents dans leur forme, mais qui se rejoignent finalement autour d’une même histoire, celle que j’essaie de raconter ici : comment retrouver davantage de maîtrise sur notre numérique, sans se couper du monde, sans transformer la souveraineté en slogan et, surtout, en essayant de construire des alternatives qui fonctionnent réellement ?
Avant d’aller plus loin, un élément de contexte : Souverain.ovh est partenaire de Digital Resilience Europe et je tiens à remercier Mehdi Medjaoui, organisateur de l’événement, de m’avoir gracieusement invité à participer à cette édition.
C’est une chance et un honneur de pouvoir assister à ces deux journées, mais aussi une responsabilité : je compte bien en profiter pour écouter, poser des questions, rencontrer certaines des personnes dont je parle régulièrement ici et revenir ensuite sur ce qui m’aura semblé important.
Il y aura probablement un autre article après l’événement. Pas nécessairement pour tout raconter, mais plutôt pour reprendre quelques interventions, idées, rencontres ou désaccords qui mériteront, à mes yeux, que l’on s’y attarde.
Et vu le programme, il devrait y avoir de quoi faire.
Résilience numérique : passer du concept à la pratique
Rien que le nom pour commencer : Digital Resilience Europe. Il résume assez bien pourquoi cet événement m’intéresse.
Depuis plusieurs mois, j’essaie justement de mieux distinguer trois notions qui se répondent sans pour autant se confondre : la souveraineté numérique, l’autonomie stratégique et la résilience numérique. Cette distinction avait d’ailleurs fait l’objet d’un article à partir de la note doctrinale publiée par le Cigref.
La souveraineté relève d’abord d’une capacité politique à décider. L’autonomie stratégique consiste à conserver suffisamment de capacités et de marges de manœuvre pour ne pas voir ses choix dictés par ses dépendances. Quant à la résilience, elle se mesure lorsque les choses se passent mal : une attaque, un rançongiciel, une panne, la disparition d’un fournisseur, une rupture contractuelle, un changement brutal de licence, voire une augmentation de prix totalement délirante ou simplement la nécessité de migrer parce qu’une dépendance est devenue trop importante.
Tout l’intérêt de cet événement tient justement à cette vision beaucoup plus large de la résilience numérique : la cybersécurité n’est qu’une partie du sujet. Le programme parle aussi du cloud, de la virtualisation, des infrastructures, des semi-conducteurs, des systèmes d’exploitation, des outils collaboratifs, des communications, de l’identité, de la sauvegarde, des migrations et de la capacité de sortir d’un environnement propriétaire.
En deux jours, 14 grandes thématiques sont abordées au fil de plus de 60 sessions réunissant notamment DSI, CTO, architectes, ingénieurs et responsables open source venus de toute l’Europe.
On retrouve là une question qui revient souvent ici : que se passe-t-il le jour où l’on veut partir ?
Car le vendor lock-in, ou enfermement propriétaire, n’est pas seulement un problème commercial. Il devient très concret lorsque changer de fournisseur implique de reconstruire une architecture entière, convertir ses données, retrouver des compétences, remplacer des API, revoir des contrats ou accepter de devoir financer des mois de migration.
Cette idée apparaissait d’ailleurs dans le résumé du rapport du Conseil de l’intelligence artificielle et du numérique : être souverain ne signifie pas tout fabriquer soi-même. Cela suppose en revanche de pouvoir choisir, comprendre, changer, récupérer ses données et éviter qu’une dépendance ne devienne irréversible.
Le slogan choisi pour l’événement résume bien cette idée : Europe’s digital future must be built, not rented ou en français : L’avenir numérique de l’Europe doit être construit, pas loué. Son manifeste pousse également quelques principes qui me parlent beaucoup : construire avant d’acheter, partager plutôt que cloisonner, diversifier plutôt que concentrer et, surtout, mesurer réellement sa résilience.
Difficile de réunir autant de thèmes qui croisent aussi directement les sujets et les préoccupations que je défends ici.
Du logiciel libre jusqu’aux processeurs
L’éventail des thèmes abordés va bien au-delà : logiciel libre, open source, communs numériques, ou encore les messageries. En effet, on peut remplacer un logiciel propriétaire tout en continuant à dépendre d’un cloud que l’on ne maîtrise pas. On peut choisir un cloud européen tout en utilisant des couches logicielles ou des processeurs sur lesquels aucune maîtrise n’existe. On peut également disposer d’excellentes alternatives open source sans parvenir à les faire adopter faute de support, de formation, de financement, de gouvernance ou simplement parce que personne n’a prévu sérieusement la migration.
La souveraineté numérique ressemble davantage à un empilement de dépendances qu’à une situation que l’on pourrait décréter une fois pour toutes.
La présence annoncée de la communauté Proxmox France, qui doit profiter de cet événement pour organiser son rendez-vous annuel, prend donc tout son sens. La virtualisation est devenue un cas d’école depuis les bouleversements intervenus autour de VMware : lorsque la stratégie d’un fournisseur change, la question des alternatives cesse soudain d’être théorique.
L’IGN sera également présent autour de La République des Cartes, un projet que je trouve particulièrement intéressant parce qu’il rappelle que la souveraineté concerne aussi nos représentations du territoire. La République des Cartes cherche notamment à replacer la cartographie dans le débat démocratique et à faire émerger des alternatives cartographiques souveraines et européennes.

De la virtualisation à la cartographie, le même enjeu revient : conserver suffisamment de maîtrise pour ne pas laisser une dépendance technique devenir une dépendance stratégique.
Des figures familières et des conversations à venir
En regardant la liste des intervenants, j’ai eu la bonne surprise de retrouver plusieurs figures dont les travaux et les projets ont déjà nourri les sujets et réflexions abordés ici.
À commencer par Cristina Caffarra, cofondatrice d’EuroStack.
Je parle régulièrement de son travail car j’apprécie sa manière de déplacer la question de la souveraineté numérique. Elle ne la réduit ni à la réglementation, ni à la protection des données, ni même à une opposition Europe–États-Unis.
Elle en fait davantage une question de stratégie, de capacité industrielle, de croissance, de commande publique et de rapport de force.
D’ailleurs, plusieurs articles lui sont consacrés : « Cristina Caffarra : la stratégie au cœur de la souveraineté numérique », mon analyse de l’audition d’EuroStack devant l’Assemblée nationale, la traduction de l’entretien « Souveraineté numérique : le pari de l’innovation et de l’audace », mais aussi mes articles sur le défi du recrutement et de la formation et sur le principe Open Source First.
Autant dire que pouvoir, cette fois, écouter Cristina Caffarra dans la salle, et éventuellement poursuivre certaines de ces questions autrement que derrière un écran, m’intéresse particulièrement.
Il y aura également David Djaïz, présenté comme co-créateur du Digital Resilience Index. Là encore, le sujet colle parfaitement au thème de ces deux journées. L’initiative aDRI part d’une idée qui paraît presque évidente une fois formulée : avant de réduire ses dépendances, encore faut-il être capable de les mesurer. Son indice cherche donc à cartographier la dépendance technologique d’une organisation depuis ses métiers critiques jusqu’aux différentes couches applicatives, données et plateformes.
Son slogan résume assez bien l’ambition : « Mesurons le niveau de dépendance technologique de nos organisations, et reprenons notre destin numérique en main. »
Je suis également curieux d’entendre Olivier Lambert, CEO et cofondateur de Vates, un éditeur français open source spécialisé dans la virtualisation. Sa pile associe notamment XCP-ng, basé sur l’hyperviseur Xen, à Xen Orchestra pour l’administration et la sauvegarde. L’entreprise se positionne directement comme une alternative open source à VMware.
Olivier Lambert a une petite place supplémentaire dans mon quotidien numérique : c’est également lui qui est derrière Cal.rs, l’outil open source et auto-hébergeable que j’utilise désormais pour gérer les prises de rendez-vous depuis ce site.
J’aime assez l’idée de pouvoir rencontrer la personne à l’origine d’un outil que j’utilise réellement, plutôt que d’en parler uniquement comme d’un simple dépôt sur GitHub.
De VLC à Kyber, sans oublier « À la French »
Autre visage bien connu : Jean-Baptiste Kempf. Le cocréateur de VLC et président de VideoLAN est également le fondateur de Kyber, qu’il a lancé en 2024 et sur lequel il concentre aujourd’hui une bonne partie de son activité. L’équipe travaille notamment sur des technologies dites de très basse latence permettant de piloter à distance des machines, robots, drones ou environnements interactifs.
Un exemple vaut mieux qu’une longue explication (en anglais) :
Sans oublier, bien sûr, Steeve Morin, CEO de ZML qui a ce talent assez rare de voir venir certains sujets avant beaucoup d’autres ; ce qui lui donne régulièrement l’occasion de lâcher son désormais fameux : Je vous l’avais dit ou je vous l’avais pas dit ?
Et le hasard du calendrier fait bien les choses : ils seront aussi de l’autre rendez-vous qui m’attend en décembre.
Avec Mehdi Medjaoui, ils forment le trio d’À la French.
J’avais déjà eu l’occasion de découvrir cette ambiance lors du tournage public d’une émission. Cette soirée m’avait notamment amené, quelques semaines plus tard, à raconter l’histoire de SiPearl et de son processeur européen.
C’est exactement ce que j’apprécie dans ce type de rendez-vous : une discussion en entraîne une autre, une rencontre donne envie de creuser un sujet et, parfois, une réflexion finit par naître là où je ne l’avais absolument pas prévue.
LaSuite, Clever Cloud, EU-Score, SiPearl, Murena…
Et la liste continue !
- Samuel Paccoud, ancien CTO de LaSuite, sera lui aussi présent. Difficile, là encore, de trouver un sujet plus familier à ce site. J’ai commencé par présenter LaSuite comme alternative souveraine aux environnements Microsoft 365 et Google Workspace, avant de passer assez rapidement de la théorie à la pratique avec l’installation de Docs sur YunoHost puis mon retour d’expérience autour de Meet (Visio) sur YunoHost.
Et depuis, j’ai continué à expérimenter cette suite sur mes propres machines.
Le retrouver AFK sera surtout l’occasion d’échanger avec lui sur son projet de fondation pour LaSuite. - Quentin Adam, CEO de Clever Cloud, sera également là. Je lui avais consacré un article entier : Quentin Adam, faire de la souveraineté numérique notre avenir. Son discours apparaissait également dans ma réflexion sur la manière dont l’Europe pourrait reprendre la main en soutenant davantage ses PME numériques.
- Même continuité avec Florian Caringi, responsable de l’open source au sein du groupe BPCE.
Nos échanges avaient nourri un article consacré aux risques de recréer de nouvelles dépendances, même avec l’open source, autour de sujets comme le concept de vendor lock-in, le coût de sortie ou encore le dual sourcing.
Autant de thèmes qui résonnent directement avec la notion de résilience numérique au cœur de cet événement.
- Puis vient Philippe Notton, CEO de SiPearl. Cette fois, le lien est presque évident : j’ai consacré un long article à SiPearl et à l’histoire de ce processeur européen conçu avec le monde entier. C’était aussi une manière de rappeler que l’autonomie numérique européenne ne se jouera pas uniquement dans le logiciel ou le cloud : elle se joue jusque dans les processeurs, leur architecture, leur chaîne de conception et notre capacité à conserver certaines compétences critiques en Europe.
- Et parmi ceux que je tenais absolument à citer, il y a Gaël Duval, CEO de Murena.
Là encore, le lien avec mes propres expériences est direct. Cet été, j’ai quitté l’iPhone après presque dix-sept ans pour tenter l’aventure avec le duo Fairphone + /e/OS : le système porté par Murena, grâce notamment à l’offre de Commown. J’en ai raconté les raisons dans Je suis venu te dire que je m’en vais.
Ce changement est précisément l’un de ces petits laboratoires personnels qui permettent de confronter les grands discours à quelque chose de beaucoup plus trivial : est-ce que l’alternative fonctionne vraiment dans la vie de tous les jours ? - Il y aura Alain Garnier, CEO de Jamespot, avec qui j’ai eu la chance de correspondre à plusieurs reprises. Jamespot développe une plateforme collaborative française et souveraine au service du collectif.
- Enfin, Olivier Rohou porte EU-Score, un projet à but non lucratif conçu comme une sorte de Nutri-Score de la tech européenne, afin de mesurer l’ancrage européen des solutions numériques et d’aider à identifier des alternatives plus souveraines. Il a également référencé Souverain parmi les sources fiables de son nouveau projet Be Objective.
Je ne connais pas encore toutes les personnes qui participeront à l’événement, loin de là.
La liste complète des intervenants est disponible sur le site de Digital Resilience Europe et mérite d’ailleurs d’être parcourue tant les profils et les sujets représentés sont variés.
Et parmi eux figurent notamment des DSI, responsables techniques, entrepreneurs, ingénieurs et acteurs publics venus de plusieurs pays européens.
Rien qu’à parcourir cette longue liste de participants, on comprend déjà pourquoi j’ai eu envie de prendre part à cet événement.
Pendant des mois, j’ai lu leurs travaux, regardé leurs interventions, testé certains de leurs outils ou essayé de comprendre les projets qu’ils portent. Cette fois, il sera possible de mettre des visages derrière ces sujets, de confronter certaines de mes interrogations à ceux et celles qui les vivent de l’intérieur et, peut-être, d’aller un peu plus loin dans mes questions et mes réflexions.
C’est probablement ce que j’attends le plus de Digital Resilience Europe. Pas seulement assister à des conférences, mais surtout rencontrer celles et ceux qui cherchent à redonner à l’Europe les moyens de choisir son propre destin numérique.
J’aurai aussi le plaisir d’y retrouver mon ami Markus Feilner, qui viendra d’Allemagne et travaille notamment autour de grommunio, ainsi que l’ami Genma, d’Open Source Experts, avec qui je partage régulièrement des événements et, surtout, ce même intérêt pour l’open source et les enjeux de souveraineté numérique.
Si le programme vous donne envie de venir voir de plus près ce qui se construit autour de la résilience et de l’autonomie numérique en Europe, j’ai quelques invitations pour Digital Resilience Europe à partager.
Vous pouvez me contacter directement via le formulaire du site.
Le 3 décembre, changement d’ambiance : À la French
Le 3 décembre, changement d’ambiance sans même changer de lieu : Digital Resilience Europe se poursuivra au CNIT, où le collectif À la French tiendra également sa conférence.
L’occasion de passer, dans la même journée, des enjeux de résilience numérique à une certaine idée de la tech.
Ceux qui connaissent l’émission savent déjà qu’on va changer d’univers, et pas qu’un peu !
On est une nation d’ingénieurs. On a inventé le Minitel avant Internet, le TGV avant les Hyperloop, DivX/X.264/VLC avant le streaming sur Netflix. On va pas se laisser dire comment on fait de la Tech.

La journée est prévue de 9h30 à 17h30 et doit réunir la communauté née autour du show disponible sur YouTube, avec des émissions en direct, des annonces, des avant-premières, des invités, des jeux, des cadeaux et, surtout, un espace libre pour se rencontrer.
Et l’événement s’adresse à tout le monde : développeurs, designers, fondateurs, chercheurs, curieux.
À la French invite un public large et considère que la tech française a une voix propre à faire entendre.
Une manière aussi de rappeler qu’un écosystème ne se résume pas à quelques entreprises ou figures visibles, mais se construit avec toutes celles et ceux qui conçoivent, expérimentent, entreprennent, cherchent et partagent.
Concernant le dress code, aucune obligation, même si la marinière rapporte tout de même 10 points de respect. Reste à savoir si le béret débloque un bonus supplémentaire… et combien de points vaut une veste de bleu de travail France Télécom ?
Je pose la question !
Le site promet même que cela va « Frenchmaxxer » : difficile de mieux résumer l’esprit de la journée.
Ce type d’événement et de rassemblement contribue, à mon sens, à faire émerger une véritable culture de la tech française, avec ses références, son humour, ses réussites, ses ingénieurs, ses entrepreneurs et, pourquoi pas, une certaine fierté à construire ici.
Il peut aussi faire naître une « manière de faire », une exigence technique, un savoir-faire reconnaissable et, surtout, quelque chose auquel on puisse s’identifier et que l’on ait envie de défendre.
C’est une forme d’esprit que j’essaie de défendre ici, à travers le choix des sujets que j’aborde.
Et, au fil des rencontres et des discussions, j’ai souvent exprimé le sentiment qu’il manquait encore quelque chose au récit de la tech française et européenne.
On parle trop souvent de financement, de réglementation, de marchés publics, de cloud souverain ou de dépendances. Tous ces sujets sont indispensables. Mais un écosystème se construit aussi en donnant envie d’en faire partie.
En créant des références communes, en mettant des visages sur les projets et en célébrant aussi, sans pudeur, ce qui fonctionne.
À la French essaie justement de faire vivre tout cela à sa manière, sans transformer chaque idée en élément de langage et sans faux-semblants.
Et c’est peut-être aussi comme cela qu’une véritable scène numérique finit par émerger : lorsqu’elle cesse de faire uniquement de « la com » pour commencer à partager ses références, ses codes et une histoire commune.

Alors, pour celles et ceux qui se reconnaissent dans cet esprit, qui ont envie de contribuer à cette scène ou simplement de venir la découvrir, les billets sont encore disponibles.
🎁 One more thing : parce que j’adhère pleinement à cet esprit, j’ai eu la chance de pouvoir récupérer quelques places gratuites à partager.
Si l’aventure vous tente aussi, n’hésitez pas à me contacter directement via le formulaire de contact.
Deux événements beaucoup moins éloignés qu’ils n’en ont l’air
D’un côté, des DSI, des architectures critiques, des stratégies de migration, de la résilience, de la cybersécurité, des infrastructures et des dépendances technologiques.
De l’autre, un show sur YouTube devenu LA référence de la tech française, des rencontres, des surprises, de l’esprit potache, du panache et probablement quelques références que seuls les gens présents comprendront.
Mais je crois justement que les deux sont complémentaires.
Pour reprendre la main sur notre numérique, nous avons besoin d’infrastructures, de logiciels libres, de communs, d’entreprises solides, de processeurs, de financements, de DSI capables de prendre des risques et de stratégies de migration crédibles.
Mais nous avons aussi besoin d’une culture, de rencontres, d’enthousiasme, de figures auxquelles nous pouvons nous identifier et d’un récit commun donnant envie de construire plutôt que de simplement constater nos dépendances.
Le premier événement parlera de résilience ; le second cherchera davantage à faire communauté.
Les deux événements finissent par se rejoindre autour d’un même enjeu et d’une même interrogation :
Sommes-nous encore capables de construire nous-mêmes les conditions de notre autonomie stratégique et numérique ?
Les 2 et 3 décembre, j’irai donc chercher quelques réponses et probablement beaucoup de nouvelles questions.