Quitter Google Photos sans renoncer à ses souvenirs : mon passage vers PixelUnion et Immich

Il y a des décisions que l’on reporte parfois trop souvent. Non pas parce qu’elles seraient impossibles, mais parce qu’elles touchent à quelque chose de profondément intime et à certaines habitudes. Quitter une solution technique ou son moteur de recherche préféré, changer de messagerie, installer un autre navigateur : tout cela peut déjà demander un effort. Mais quitter Google Photos, c’est une toute autre histoire !

Car les photos ne sont pas de simples fichiers. Elles sont nos voyages, nos enfants, nos familles, nos visages, nos fêtes, nos absents, nos instants et nos grands souvenirs. Elles racontent, parfois mieux que nous, ce que nous avons vécu. Il s’agit presque d’une expérience affective, au sens le plus profond du terme !

Depuis longtemps, je voulais sortir de Google Photos. Pas par antiaméricanisme primaire. Pas par réflexe pavlovien contre les GAFAM. Mais parce qu’il y avait, au fond, une incohérence qui devenait de plus en plus difficile à accepter.

D’un côté, je confiais à Google une partie considérable de mon intimité. De l’autre, pour disposer de suffisamment d’espace, je devais payer. Payer n’est pas le problème de fond : il est normal qu’un service de stockage ait un coût. Mais payer tout en alimentant un système dont le modèle économique repose largement sur la captation de données personnelles me donnait l’impression d’une double peine.

Je donnais ma vie privée, et je payais en plus pour que quelqu’un d’autre la garde, sans même savoir précisément comment mes données pouvaient être exploitées.

Cette situation me mettait mal à l’aise. Pourtant, je ne voyais pas d’alternative suffisamment simple, fluide, familiale et crédible pour franchir le pas. Google Photos a un immense avantage : cela fonctionne. C’est simple, rapide, bien intégré, et suffisamment intuitif pour être adopté par des personnes qui n’ont aucune envie de passer leur week-end à comprendre le fonctionnement d’un serveur ou d’une sauvegarde.

C’est précisément là que se situe toute la difficulté de la souveraineté numérique : il ne suffit pas d’avoir raison sur le principe. Il faut aussi proposer une expérience qui ne donne pas envie de revenir en arrière au bout de quelques jours.

Immich : la solution que je suivais depuis longtemps

J’ai connu Immich il y a déjà un moment, presque depuis ses débuts. Pour ceux qui ne connaissent pas encore, Immich est une solution open source de gestion et de sauvegarde de photos et vidéos, souvent présentée comme l’une des alternatives les plus sérieuses à Google Photos.

Je l’ai vue évoluer, progresser, se stabiliser, gagner en fonctionnalités. Et lorsque j’ai vu qu’il était possible de l’installer en auto-hébergement depuis YunoHost, j’ai naturellement foncé.

Sur le papier, c’était exactement ce que je cherchais : reprendre la main sur mes photos, héberger mes données moi-même, ne plus dépendre d’une plateforme américaine, et construire pas à pas une forme d’autonomie numérique concrète.

Mais dans la pratique, je me suis heurté à plusieurs limites. Non pas parce qu’Immich serait une mauvaise solution. Au contraire. Mais parce que l’auto-hébergement, surtout lorsqu’il s’agit de photos familiales, demande un niveau de responsabilité que je ne me sentais pas encore prêt à assumer entièrement.

Le problème du format HEIC : la technique face aux habitudes

Lors de mes premiers essais, le paquet Immich disponible sur YunoHost ne gérait pas correctement le format HEIC, très utilisé par certains smartphones. Il existait bien une solution : modifier les paramètres de son smartphone pour enregistrer les photos en .JPG. De mon côté, cela ne posait pas vraiment de problème. J’avais même trouvé un outil pratique, permettant de convertir par lots des fichiers HEIC en JPG.

Mais je ne pouvais pas raisonnablement demander la même chose à tout le monde.

C’est un point essentiel. Quand on veut faire adopter une solution alternative à sa famille, à ses proches, à un groupe, il faut éviter de transformer une migration en parcours du combattant. Ce qui peut sembler simple pour une personne habituée à bidouiller devient vite pénible pour quelqu’un qui veut simplement retrouver ses photos, les partager, les classer et continuer sa vie.

Changer les habitudes demande de la douceur. Il faut que la transition donne envie. Il faut qu’elle provoque ce petit effet : « Ah, mais en fait c’était simple. Pourquoi ne l’ai-je pas fait plus tôt ? »

C’est seulement à cette condition que l’on peut espérer convaincre autour de soi. Sinon, on obtient l’effet inverse : frustration, rejet, et retour immédiat vers la solution dominante. Le meilleur discours sur la souveraineté numérique ne résiste pas longtemps à une expérience utilisateur ratée.

Depuis mes premiers essais, Immich a évolué et certaines difficultés techniques ont été levées ou améliorées. Mais d’autres problèmes, plus structurels, demeuraient de mon côté.

Auto-héberger les photos des autres, c’est porter une responsabilité

Mon serveur personnel héberge déjà plusieurs services. Avec le temps, l’espace disque disponible diminuait, la maintenance devenait plus sérieuse, et je prenais progressivement conscience d’une chose : les photos ne sont pas des données comme les autres.

Si j’héberge seulement mes propres fichiers, je peux assumer mes erreurs. Si je rate une sauvegarde, si je dois tout réinstaller, si je casse quelque chose, j’en suis le premier responsable et la première victime.

Mais si j’embarque ma famille ou des membres de mes groupes dans cette aventure, la situation change complètement. Je deviens responsable, au moins moralement, de leurs souvenirs numériques.

Et là, je ne voulais pas jouer à l’apprenti sorcier.

Je débute encore dans l’auto-hébergement. Je progresse, j’apprends, je mets en place des services, je découvre les contraintes. Mais je n’ai pas encore réalisé de véritables stress tests ou crash tests : simuler une panne complète, restaurer proprement les sauvegardes, vérifier que tout repart comme prévu, documenter chaque étape.

Tant que ce travail n’est pas fait sérieusement, je ne veux pas promettre à d’autres personnes que leur mémoire photographique est en sécurité chez moi.

Le scénario que je voulais absolument éviter, c’est celui où je dois dire : « Désolé, j’ai fait une erreur, je n’arrive pas à restaurer, je pensais que la sauvegarde fonctionnait. »

Dans l’absolu, nous ne parlons pas de données vitales. Mais nous parlons quand même de souvenirs. Et surtout, un échec de ce type produirait un effet désastreux : « C’est bien gentil, les alternatives souveraines, mais avec Google Photos au moins, ça n’arrive pas. »

Évidemment, ce n’est pas totalement vrai. Les grandes plateformes peuvent aussi connaître des bugs, des pertes, des corruptions ou des erreurs. Mais dans l’imaginaire collectif, elles restent associées au professionnalisme, à la fiabilité et à la simplicité. Face à cela, une alternative doit être au moins aussi sérieuse dans son exécution.

La piste Docker sur YunoHost : fonctionnelle, mais trop fragile pour moi

J’ai aussi testé une installation d’Immich via Docker sur YunoHost, grâce à un paquet communautaire disponible depuis le site Codeberg.

Je veux être clair : je respecte profondément ce type d’initiative. Ce sont souvent ces projets communautaires qui permettent de combler les manques, d’expérimenter, d’ouvrir la voie. Et dans mon cas, la solution fonctionnait.

Mais elle reposait sur un équilibre qui ne me convenait pas pour un usage familial durable. La gestion des mises à jour n’était pas aussi fluide que je le souhaitais. Il fallait suivre, vérifier, attendre que le paquet soit mis à jour après les évolutions officielles d’Immich. Le tout reposait beaucoup sur une personne ou sur un petit effort communautaire.

Pour tester, très bien. Pour porter les souvenirs de plusieurs personnes sur le long terme, je n’étais pas à l’aise.

Le coût réel de l’auto-hébergement

Il y avait aussi la question du coût.

On présente parfois l’auto-hébergement comme une solution gratuite ou presque gratuite. C’est une illusion. L’auto-hébergement peut être formidable, mais il a un coût : matériel, disques, énergie, sauvegardes, temps, maintenance, remplacements, pannes éventuelles.

Dans le cas des photos, il faut prévoir de l’espace disque. Beaucoup d’espace disque. Et surtout, il faut prévoir la sauvegarde. Avoir un disque plein de souvenirs sans stratégie de sauvegarde solide n’est pas une solution souveraine : c’est une bombe à retardement (et des repas bien animés en famille…).

Si l’on veut convaincre son entourage de quitter Google Photos, il faut pouvoir promettre une certaine aisance. Certains paient déjà pour du stockage Google ou iCloud. Ils peuvent donc légitimement attendre une alternative qui ne les oblige pas à compter chaque mégaoctet.

De mon côté, je n’étais pas encore certain de maîtriser complètement le calcul : combien d’espace acheter ? Quelle redondance ? Quelle sauvegarde externe ? Quel coût annuel ? Quelle restauration en cas de panne ?

Je ne dis pas que je ne le ferai jamais. Au contraire, je pense que cette voie reste passionnante. Mais avant de la proposer à d’autres, je veux maîtriser la sauvegarde, la restauration, et le coût complet de l’opération.

Je ne me vois pas faire payer, même indirectement, pour un service qui ne serait pas encore à la hauteur de ce que j’attends moi-même.

Dernière limite : mon serveur dort la nuit

Il y avait enfin un point très simple : mon serveur est éteint la nuit.

C’est un choix que j’assume pour l’instant. Mais je ne voulais pas l’imposer aux autres membres de mes groupes. Une galerie photo familiale doit être disponible quand les gens en ont besoin, pas uniquement quand mon serveur personnel est allumé.

Si quelqu’un veut consulter ou partager des photos tard le soir, tôt le matin, en vacances ou à l’autre bout du monde, il ne doit pas dépendre de mes horaires d’alimentation électrique.

Bien sûr, je pourrais changer de stratégie, laisser le serveur allumé 24 h/24 et 7 j/7, revoir mon installation, intégrer ce coût électrique dans mon calcul global. Je n’y suis pas fermé. Mais je voulais le faire sérieusement, pas sous la pression d’un service déjà utilisé par d’autres.

C’est à ce moment-là que PixelUnion est revenu dans mon esprit.

PixelUnion : l’alternative hébergée que j’avais laissée de côté

Il y a quelques mois, j’avais vu passer PixelUnion.eu, un service européen qui propose une instance basée sur Immich, avec la gestion technique, la maintenance et l’hébergement pris en charge.

Je ne sais pas exactement pourquoi, mais l’idée était restée dans un coin de ma tête. Puis un jour, je suis revenu dessus plus sérieusement.

Et là, j’ai compris que PixelUnion répondait à une partie très précise de mon problème : je voulais Immich, mais je ne voulais pas encore assumer seul toute l’infrastructure pour ma famille et mes groupes.

Techniquement, c’était proche de ce que je voulais faire moi-même sur mon serveur YunoHost, mais avec une couche professionnelle pour l’hébergement, la disponibilité, la maintenance et la gestion de l’instance.

Restait la question du prix.

Le déclic du prix : ma règle de trois

Au départ, j’ai failli passer à côté pour une raison presque ridicule : j’ai mal lu les tarifs.

Je payais jusqu’ici 19,99 € par an chez Google pour 100 Go. En regardant PixelUnion, j’ai vu une offre à 29,50 € par an. Réflexe immédiat : « C’est plus cher que Google. Je ne changerai que si c’est au moins au même prix. »

Sauf que je n’avais pas fait attention à l’espace proposé : 150 Go.

Une simple règle de trois change alors complètement la perception. Rapporté au prix du Go, l’offre devient comparable à celle de Google. Certes, je n’avais pas forcément besoin immédiatement de 150 Go. Certes, cela représente presque 10 € de plus par an. Mais si l’objectif est d’embarquer progressivement la famille et certains groupes, cet espace supplémentaire me donnerait de la souplesse.

Et surtout, il change la nature de la dépense. Je ne paye plus seulement pour du stockage. Je paye pour une alternative européenne, basée sur une solution open source, avec une logique de confidentialité plus alignée sur ce que je défends.

À partir de là, le déclic s’est produit.

Ce qui m’a rassuré

J’ai commencé à explorer plus sérieusement l’offre, les pages d’aide, les engagements affichés, la documentation, la politique de confidentialité, les outils de migration.

Plusieurs éléments m’ont plu.

D’abord, PixelUnion insiste clairement sur la confidentialité et la sécurité des données. On n’est pas dans le même rapport qu’avec Google. Ici, l’idée n’est pas de proposer un service « gratuit » pour mieux capter l’utilisateur dans un écosystème global. Le modèle est plus lisible : vous payez pour un service, et ce service consiste à stocker vos photos.

Ensuite, il existe un outil de migration depuis Google Photos, documenté.

Il existe également une documentation pour migrer depuis iCloud Photos.

C’était un point important pour moi. Une alternative crédible doit prévoir la sortie. Elle doit comprendre que les utilisateurs viennent de quelque part, avec des années d’historique, des albums, des habitudes, des classements, parfois même des erreurs accumulées.

J’ai aussi apprécié l’ancrage européen de PixelUnion. L’entreprise est basée aux Pays-Bas, les serveurs sont annoncés en Europe (en Allemagne et en Finlande), le service s’inscrit dans le cadre européen, et la solution repose sur Immich, un projet open source. Pour moi, ce n’est pas qu’un détail.

À chaque usage réel d’une solution de ce type, on renforce un peu plus l’écosystème. On crée de l’expérience, de la demande, des retours, des améliorations. On ne sort pas d’une dépendance en claquant des doigts, on en sort en construisant des usages crédibles, progressivement.

Autre détail qui n’en est pas un : le site est disponible en français. Cela peut sembler secondaire, mais c’est important. Pouvoir comprendre clairement ce que l’on achète, comment on migre, comment on administre, comment on invite des utilisateurs, c’est une marque de respect envers les clients.

Enfin, PixelUnion propose une page de statut publique.

Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est rassurant. La transparence technique, même imparfaite, vaut mieux qu’un silence opaque. Suivez mon regard…

À ce stade, presque toutes les cases étaient cochées.

J’ai donc pris l’offre à 29,50 € par an

J’ai décidé de me lancer avec l’offre à 29,50 € par an. Mon idée était simple : tester sérieusement pendant un an, migrer mes propres photos, vérifier la fiabilité, observer les limites, puis envisager seulement ensuite de faire basculer plus largement ma famille.

Je ne voulais pas promettre trop vite. Je voulais d’abord éprouver la solution.

Car il faut bien commencer un jour. Si l’on attend que tout soit parfait pour quitter les grandes plateformes, on ne les quitte jamais. Mais si l’on part trop vite vers une solution mal maîtrisée, on fabrique de la déception. Toute la difficulté consiste à trouver le bon moment : celui où l’alternative n’est pas parfaite, mais suffisamment mûre pour être prise au sérieux.

La migration depuis Google Photos : techniquement réussie, mais pas forcément la méthode que je recommande

J’ai suivi le tutoriel proposé par PixelUnion pour migrer depuis Google Photos.

La procédure est claire. Elle s’appuie sur Google Takeout, puis sur l’outil de migration proposé par PixelUnion. Sur le plan technique, je n’ai pas rencontré de problème majeur. Tout s’est déroulé correctement.

Et pourtant, avec le recul, je ne recommande pas forcément cette méthode à tout le monde.

Non pas à cause de PixelUnion. Le problème vient plutôt de Google Takeout et de la manière dont Google exporte les photos, les albums et les métadonnées. Quand on a utilisé Google Photos pendant des années, avec des modifications, des classements, des albums, des traitements successifs, l’export ne redonne pas toujours une galerie qui ressemble parfaitement à ce que l’on avait dans l’interface Google Photos.

Résultat : après la migration, j’ai dû reprendre du temps pour ranger, reclasser et retrouver une organisation qui me convenait.

Avec l’expérience, je recommande une méthode plus simple, surtout si vous tenez à conserver une logique d’albums claire : depuis Google Photos, allez dans un album, cliquez sur les trois points en haut à droite, puis choisissez l’option « Tout télécharger ».

Interface de Google Photos
Interface de Google Photos

Cela prend un peu de temps au départ, mais cela peut en faire gagner beaucoup ensuite. Dans mon cas, j’ai eu l’impression de faire deux fois le travail : télécharger via Google Takeout, importer via l’outil de migration, puis retrier une partie de mes albums.

En téléchargeant album par album, on garde un peu mieux la main sur son organisation. C’est mon retour d’expérience, pas une vérité absolue. Chacun appréciera selon la taille de sa photothèque, son niveau d’exigence sur les albums et le temps qu’il souhaite y consacrer.

Partager avec la famille : simple et efficace

Une fois mes photos rangées comme je le souhaitais, j’ai commencé à partager certains albums avec des membres de ma famille.

Là, l’expérience a été très simple. Depuis l’interface administrateur, il suffit de créer un compte pour la personne concernée. Elle reçoit ensuite une invitation, crée son compte, et peut accéder aux éléments partagés.

Toutes ces étapes ont été réalisées en une après-midi. Et globalement, je dois le dire : c’était presque parfait.

Presque.

Le vrai point noir : l’application Immich sur iOS

Le principal point faible, à mes yeux, concerne aujourd’hui l’application Immich sur iOS.

Je ne parle pas ici d’un bug bloquant ou d’un problème de fiabilité majeur. Je parle d’expérience utilisateur. Et pour moi, c’est un sujet fondamental.

Sur Google Photos, lorsqu’on veut ajouter une photo à un album depuis l’iPhone, le chemin est très simple : on donne accès à sa bibliothèque, on se rend dans l’album voulu, on clique sur l’icône d’ajout, on sélectionne les photos, puis on valide. Les photos sont téléversées directement au bon endroit.

Sur Immich, c’est plus laborieux. Après avoir donné l’accès complet aux photos de l’iPhone, il faut aller dans « Bibliothèque », puis dans les photos « sur cet appareil », sélectionner les images, les envoyer sur le serveur, puis seulement ensuite les ajouter à l’album souhaité.

Cela fonctionne. Mais c’est trop compliqué.

Et c’est précisément ce type de friction qui peut faire échouer une migration dans un cadre familial. Pour un utilisateur motivé, ce n’est pas dramatique. Pour une adoption plus large, c’est un vrai sujet.

Je suis assez ferme sur ce point : si l’on veut que des alternatives comme Immich deviennent réellement crédibles face à Google Photos, l’ajout de photos à un album depuis un mobile doit être aussi simple, direct et naturel que chez Google.

Ce n’est pas, à proprement parler, une critique de PixelUnion. PixelUnion s’appuie sur Immich, l’application mobile relève du cœur du projet Immich. J’ai d’ailleurs remarqué un ticket sur leur instance GitHub qui signale ce point et demande une amélioration de l’expérience utilisateur.

Je vais suivre le sujet et insister, car je pense que c’est une évolution nécessaire.

La souveraineté numérique ne se gagnera pas uniquement avec des arguments juridiques, politiques ou techniques. Elle se gagnera aussi dans les détails d’interface et dans l’expérience utilisateur qu’elle propose.

Une alternative sérieuse, pas encore parfaite

Après cette migration, mon sentiment est assez clair : oui, il est désormais possible de quitter Google Photos.

Pas pour tout le monde, pas dans tous les cas, pas sans effort, pas sans quelques compromis. Mais c’est possible. Et surtout, cela devient réaliste.

PixelUnion n’est pas une solution magique. Immich n’est pas encore parfait. L’expérience mobile doit encore progresser. La migration depuis Google Photos peut demander de la méthode. Il faut accepter de tester, de comparer, de se faire son avis.

Mais l’essentiel est là : une alternative existe. Elle est européenne, elle s’appuie sur une solution open source, elle propose une offre gratuite de 16 Go pour tester, et ses tarifs ne sont pas déconnectés de ceux de Google, lorsqu’on les rapporte à l’espace proposé.

Ce point est important : quitter Google ne signifie pas forcément payer beaucoup plus cher. Dans mon cas, la différence annuelle est modeste, et elle finance un service dont le modèle me semble plus cohérent avec mes convictions.

Je ne prétends pas que tout le monde doit faire le même choix. Je dis simplement qu’il est désormais possible d’essayer sérieusement.

Le code promo SOUVERAIN, en toute transparence

Comme j’ai trouvé l’équipe PixelUnion accessible, transparente et ouverte à l’échange, je les ai contactés. De cette discussion est né un code promo permettant d’obtenir trois mois gratuits sur une offre payante :

SOUVERAIN

Je précise immédiatement un point important : il n’y a aucun accord commercial entre PixelUnion et moi. Je ne suis pas rémunéré pour écrire cet article. Je reste libre de dire ce que je pense de la solution, y compris ses limites.

Ce code est simplement le résultat d’un échange, d’un intérêt commun pour une alternative européenne crédible, et d’une volonté de permettre à ceux qui le souhaitent de tester plus facilement.

PixelUnion propose également une offre gratuite de 16 Go. Pour ceux qui hésitent, c’est probablement le meilleur point de départ : tester, essayer, importer quelques albums, inviter un proche, voir si l’expérience convient.

Conclusion : partir de Google Photos n’est plus un saut dans le vide

Pendant longtemps, quitter Google Photos me semblait possible en théorie, mais difficile en pratique. Je connaissais Immich, je croyais au projet, mais je ne voulais pas encore porter seul toute la responsabilité technique d’un service familial.

PixelUnion m’a offert une voie intermédiaire : ne plus dépendre de Google Photos, bénéficier de l’écosystème Immich, rester dans un cadre européen, sans devoir immédiatement assumer l’intégralité de l’infrastructure.

Ce n’est pas la seule voie. Ce n’est peut-être pas la meilleure pour tout le monde. Certains préféreront l’auto-hébergement complet. D’autres attendront encore. D’autres choisiront une autre alternative.

Mais c’est précisément cela, l’enjeu : retrouver un choix.

La souveraineté numérique ne consiste pas à remplacer une dépendance par une autre, ni à imposer une solution unique à tout le monde. Elle consiste à rouvrir des chemins, à rendre les alternatives praticables, à permettre aux citoyens de reprendre progressivement la main sur leurs usages.

Mes photos ne sont pas de simples données. Elles sont une partie de mon histoire personnelle et familiale. Les confier à une infrastructure plus respectueuse, plus lisible et plus proche de mes valeurs n’est pas qu’un détail technique. C’est un petit acte d’autonomie.

Imparfait, certes. Mais réel.

Et c’est souvent comme cela que commencent les changements durables.

Si vous avez testé PixelUnion, Immich, l’auto-hébergement ou une autre alternative à Google Photos, vos retours d’expérience sont les bienvenus en commentaire. L’objectif n’est pas d’imposer une solution, mais de partager ce qui fonctionne, ce qui bloque, ce qui progresse, et ce qui peut aider chacun à reprendre un peu de contrôle sur sa vie numérique.

Publié le

2 réponses à “Quitter Google Photos sans renoncer à ses souvenirs : mon passage vers PixelUnion et Immich”

  1. Avatar de
    Anonyme

    Merci pour le partage. Votre témoignage est intéressant. En ce qui me concerne je suis passé chez Proton qui propose aussi d’héberger des photos.

    1. Avatar de Souverain

      je vais faire un article sur Proton mais plutôt sur la solution bureautique avec l’intégrale : Meet, Mail, Calendar, Drive et Docs

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