Je suis venu te dire que je m’en vais

Et tes larmes n’y pourront rien changer

Il y a des objets technologiques que l’on utilise. Et puis il y a ceux qui finissent, presque sans que l’on s’en rende compte, par accompagner une partie de notre vie.

L’iPhone appartient clairement à la seconde catégorie.

Le titre de cet article n’est donc pas choisi au hasard : une séparation annoncée, quelques souvenirs qui remontent, un brin de nostalgie, mais surtout la conviction qu’il est probablement temps d’aller voir ailleurs.

Je ne quitte pas Apple après une mauvaise expérience. Je ne pars pas non plus parce que l’iPhone serait soudain devenu un mauvais téléphone.

C’est même précisément ce qui rend ce changement intéressant.

Je pars après presque dix-sept années passées avec l’iPhone, parce que mes attentes et ma manière d’envisager le numérique ont changé. Et parce qu’une alternative qui me paraissait jusqu’ici trop compliquée, trop imparfaite ou trop contraignante semble enfin correspondre à ce que je recherche.

Mais pour comprendre pourquoi je m’en vais, il faut revenir un peu en arrière.

Tout a commencé en janvier 2007

En janvier 2007, comme beaucoup d’entre vous, j’ai regardé Steve Jobs présenter le premier iPhone.

À l’époque, je suivais déjà avec beaucoup d’intérêt, les évolutions de la téléphonie mobile.

Avant que le mot « smartphone » ou téléphone intelligent ne s’impose véritablement dans notre quotidien, j’avais regardé passer les BlackBerry. Je comprenais leur intérêt, mais leur ergonomie et surtout leur clavier ne m’avaient jamais vraiment séduit.

Même chose pour les Nokia Communicator, avec leur énorme clavier qui donnait davantage l’impression de transporter un ordinateur miniature qu’un téléphone.

Un autre Nokia me faisait pourtant sérieusement de l’œil : le Nokia N90.

Je m’intéressais alors beaucoup à la vidéo et son concept m’intriguait énormément. Je ne l’ai finalement jamais acheté.

À la place, je me suis arrêté sur l’un des premiers téléphones 3G, ou plutôt UMTS, comme on disait encore beaucoup à l’époque, le Nokia 7600.

Avec le recul, ce téléphone n’était vraiment pas pratique (surtout les touches sur le côté pour écrire et appeler…). Quant à son design… l’audace était incontestable ; l’élégance, davantage sujette à discussion.

C’est d’ailleurs tout le paradoxe de l’évolution de la téléphonie mobile : avant l’arrivée de l’iPhone, j’avais plutôt une attirance pour les téléphones de petite taille, avec des formes originales, parfois raffinées, parfois étranges.

La gamme Xelibri de Siemens en 2001

Puis Apple a dévoilé cet objet presque monolithique : un large écran noir débarrassé de l’essentiel des attributs traditionnels du téléphone. Et, sans encore en mesurer toute la portée, quelque chose venait de changer la face du monde.

L’iPhone était là… mais pas encore pour moi

Le premier iPhone me faisait envie, évidemment.

Mais il restait beaucoup trop cher pour mes finances (~550€). Et surtout, il ne supportait pas encore la 3G. Il a fallu attendre un peu plus d’un an pour voir arriver l’iPhone 3G, puis l’iPhone 3GS.

Et c’est avec lui que j’ai finalement craqué.

À l’époque, j’avais acheté mon téléphone « nu », c’est-à-dire sans l’associer à l’un de ces forfaits opérateurs qui donnaient parfois l’impression que l’iPhone ne coûtait presque rien.

A l’époque, cette présentation commerciale fonctionnait plutôt bien.

On avançait certes « seulement » 149 euros pour obtenir son téléphone, mais derrière il fallait s’engager pendant douze mois dans le meilleur des cas, et souvent vingt-quatre mois.

Et il fallait facilement compter au moins 50 euros par mois pour disposer d’un forfait permettant réellement de profiter de la connexion 3G de l’iPhone sans trop de restrictions.

Puis un quatrième opérateur est arrivé sur le marché français : Free Mobile. Et cela a changé une autre partie de l’équation.

Free Mobile, l’iPhone 4 et la fin du prix caché dans le forfait

Il faut aussi remettre les choses dans leur contexte. À l’époque, lorsqu’un téléphone coûtait plus de 500 euros, on ne changeait pas nécessairement de modèle chaque année.

En tout cas, moi, je ne me le permettais pas. C’était un vrai budget.

Free proposait alors pour les iPhone 4 et 4S une formule qui ressemblait davantage à ce qu’elle était réellement : d’un côté le forfait mobile, relativement peu cher, de l’autre, le financement du téléphone.

L’iPhone n’était plus autant « emballé » dans un forfait donnant l’impression qu’il coûtait beaucoup moins cher qu’en réalité.

J’ai donc fait mes calculs.

Un forfait raisonnable, un nouvel iPhone payé progressivement sous forme de crédit, et la possibilité de changer de modèle sans devoir sortir immédiatement les quelque 629 euros demandés pour l’acheter comptant.

Entre mon premier iPhone et celui-ci, la hausse du prix était déjà franchement visible.

Mais le problème était ailleurs. Apple avait conçu un produit tellement agréable à utiliser que j’avais déjà beaucoup de mal à imaginer revenir en arrière : c’était pratique, simple et très efficace !

Android était déjà là

Pendant ce temps, Android grandissait presque sous mes yeux. Son développement s’est accéléré au moment où je découvrais mon premier iPhone 3GS, et j’ai évidemment observé cette nouvelle bataille entre iOS et Android.

Avant que le petit robot vert ne s’impose comme le symbole d’Android, son identité visuelle reposait notamment sur un logo typographique bien différent de celui d’aujourd’hui.

Mais j’avais une préférence assez nette pour Apple.

Je dois le reconnaître : l’écosystème et le fameux effet « waouh » fonctionnaient particulièrement bien sur moi. Et puis Apple avait déjà derrière elle une longue réputation de fabricant capable de concevoir des machines très abouties.
J’entends évidemment ceux qui, déjà à l’époque, reprochaient à Apple de tout verrouiller : le matériel, le logiciel et une bonne partie de ce qui se trouvait entre les deux.

Oui.

C’était vrai.

Mais je dois aussi reconnaître quelque chose : c’était tout de même sacrément bien fait.

J’avais auparavant utilisé un iPod et j’avais immédiatement apprécié sa finition, sa simplicité et la cohérence générale du produit.

L’iPhone prolongeait exactement cette expérience. Je ne vais donc pas réécrire mon histoire avec les convictions que j’ai aujourd’hui. J’étais à l’aise dans cet environnement. Et cela me convenait parfaitement.

Fidèle, oui. Fanatique, non.

À partir de ce moment-là, je suis resté chez Apple. Mais je n’ai jamais acheté le nouvel iPhone à chacune de ses sorties. Je n’étais vraiment, mais alors pas du tout de ceux qui passaient la nuit devant un Apple Store pour avoir le privilège d’être parmi les premiers à repartir avec le nouveau modèle.

Quelle folie !

Mon cycle de renouvellement tournait plutôt autour de trois à quatre ans. Je regardais donc la bataille entre iOS et Android avec une certaine distance. Et plus les années passaient, plus Android se rapprochait d’une expérience que je pouvais considérer comme comparable à celle d’iOS. Seulement, dans le même temps, un autre problème apparaissait à mes yeux : Google devenait de plus en plus curieux et intrusif dans la vie privée du monde entier. Or j’étais précisément entré dans une période où je cherchais progressivement à réduire les dépendances que j’avais accumulées envers Google sur le Web.

Passer d’un iPhone à Android pour replonger immédiatement dans l’écosystème de Google n’avait donc pas beaucoup de sens pour moi.

Ce n’était tout simplement pas au programme.

Toutes ces alternatives que je regardais de loin

Au fil des années, j’ai vu passer plusieurs tentatives pour proposer autre chose : webOS, Windows Phone, ou bien Tizen. Et, beaucoup plus récemment, des projets comme GrapheneOS.

Je suivais tout cela avec intérêt. Mais il y avait toujours quelque chose qui me chiffonnait un peu : une installation qui me paraissait trop compliquée et un environnement qui nécessitait trop de connaissances.

Bref, un compromis trop important ou simplement l’impression de ne pas retrouver un système aussi complet et aussi agréable à utiliser qu’iOS.

Car il y a un point important dans mon rapport au numérique : je peux nourrir une véritable curiosité pour la technologie sans pour autant souhaiter que l’usage de mon smartphone exige de moi une attention et un investissement permanents. Cela doit rester un outil et il doit simplement fonctionner.

L’écosystème Apple n’a jamais été une frontière

Il y a également une nuance importante à apporter à cette longue fidélité. Même si j’ai testé par curiosité différents services Apple, je n’ai jamais réellement adopté la totalité de son écosystème. Je n’ai jamais construit toute ma vie numérique autour d’iCloud, de Photos et des autres services de la pomme.

Ni tablette, ni montre connectée, dont l’utilité ne s’est jamais réellement imposée, et encore moins d’écouteurs sans fil à 179 euros. Autrement dit, je possédais un iPhone, mais je n’étais pas entré dans une dépendance totale à l’écosystème Apple.

C’est sans doute important aujourd’hui, parce que cela rend aussi le départ beaucoup moins douloureux.

Pour autant, jusqu’à maintenant, j’étais parfaitement satisfait de l’iPhone et d’iOS, et je pense qu’il est nécessaire de le reconnaître. Il ne s’agit pas davantage de renier près de dix-sept années durant lesquelles j’ai sincèrement apprécié ces produits, ni d’ériger aujourd’hui Apple en symbole de tout ce qui dysfonctionne dans le numérique. Ce serait faux et un peu trop facile.

Puis Face ID est arrivé

Il y a pourtant eu une première vraie rupture : Face ID !

Là, c’était un peu trop pour moi.

J’ai donc continué à renouveler mon téléphone uniquement du côté des iPhone SE, qui conservaient l’ancienne technologie : Touch ID.

Cette fidélité s’est poursuivie jusqu’au dernier modèle : l’iPhone SE de troisième génération sorti en 2022, que j’utilisais encore récemment. Touch ID me convenait parfaitement.

L’iPhone disposait déjà, avec cette technologie, des informations nécessaires à la reconnaissance de mes empreintes digitales. Celles-ci ne sont pas envoyées vers les serveurs d’Apple : leur représentation reste protégée localement dans l’iPhone. Je m’étais habitué à ce compromis et n’avais aucune envie particulière d’ajouter la reconnaissance faciale à l’équation.

Et, petit à petit, la gamme d’iPhone correspondant réellement à ce que je voulais s’est réduite. Jusqu’au jour où Touch ID a disparu des nouvelles gammes. Un choix d’autant plus difficile à comprendre que cette technologie n’a nullement été abandonnée par Apple et demeure présente sur certains de ses ordinateurs et claviers.

Puis Commown est apparu dans mon paysage

Il y a quelque temps, j’ai découvert l’offre de location proposée par Commown, qui se présente comme un fournisseur militant d’électronique responsable.

Et, une nouvelle fois, cette découverte doit beaucoup à Genma.

Deux éléments ont immédiatement attiré mon attention : D’abord, la possibilité d’utiliser un Fairphone. Ensuite, celle de l’obtenir avec /e/OS, le système porté par Murena.

Fairphone-murena-e-os-Commown-souverain

Pour la première fois, je voyais se dessiner quelque chose qui correspondait véritablement à ce que je cherchais : un smartphone réparable associé à un environnement mobile complet largement dégooglisé.

Sur le papier, c’était séduisant. Mais j’avais encore beaucoup de doutes. Parce que des expériences alternatives, j’en avais vu passer un certain nombre. Et beaucoup avaient fini par disparaître, stagner ou rester réservées à des utilisateurs suffisamment motivés pour accepter un niveau de complexité que je ne souhaite pas imposer à mon quotidien.

Je regardais donc encore cela avec prudence, jusqu’à une rencontre avec Genma AFK.

La découverte téléphone en main

Lors de cette rencontre, Genma m’a permis de tester son téléphone. Pas de regarder une vidéo, de lire une fiche technique ou de parcourir un site Web. De l’utiliser pour de vrai, entre mes mains. Et j’ai constaté quelque chose que je n’avais pas ressenti depuis longtemps avec une alternative à iOS : cela collait à mes besoins et l’interface était fluide. L’expérience restait agréable et les interactions étaient compréhensibles. Je ne me sentais pas devant un système conçu uniquement pour quelques experts.

Et c’est plus qu’un bon point, car même si j’aime tester, comprendre et expérimenter, j’ai aussi une exigence assez simple : l’ergonomie et l’expérience utilisateur doivent privilégier la simplicité et l’accessibilité pour assurer une navigation intuitive et compréhensible par tous.

L’efficacité d’une interface gagne à être expliquée clairement, car l’opacité technique tend à exclure inutilement ceux qui ne possèdent pas une expertise pointue.

La souveraineté numérique ne saurait avoir pour préalable une maîtrise technique poussée ni transformer l’usage quotidien d’un téléphone en exercice permanent de configuration et de maintenance.

Et j’ai aussi une autre raison, beaucoup plus personnelle, d’être exigeant sur ce point : si j’arrive moi-même à effectuer ce changement simplement, sans difficultés permanentes et sans avoir envie de jeter mon téléphone contre un mur au bout de quinze jours, alors il me sera beaucoup plus facile d’en parler autour de moi, et éventuellement de convaincre.

Parce que recommander une solution suppose, à mes yeux, d’en connaître suffisamment les qualités comme les limites pour pouvoir le faire en toute connaissance de cause.

Mais cette fois, je crois bien être prêt.

Au moment de chercher ce nouveau smartphone, je me suis d’ailleurs assez peu attardé sur la traditionnelle course aux caractéristiques techniques. La quantité de mémoire vive et l’espace de stockage ont retenu mon attention, parce qu’ils conditionnent directement la durée pendant laquelle l’appareil pourra rester confortable à utiliser. Pour le reste, les performances graphiques ou la puissance nécessaire aux jeux vidéo n’entraient pratiquement pas dans l’équation : je ne joue pas sur mon smartphone. Cela ne signifie évidemment pas que ces critères soient sans importance ; ils peuvent être déterminants pour certains usages, simplement pas pour les miens.

Un autre point comptait davantage : conserver la possibilité de déverrouiller l’appareil avec une empreinte digitale. Le Fairphone ne reprend évidemment pas Touch ID, qui demeure une technologie propre à Apple, mais il intègre un lecteur d’empreintes digitales directement dans le bouton situé sur la tranche de l’appareil. Le principe qui m’intéressait reste donc présent : pouvoir m’authentifier d’un geste, sans avoir à recourir à la reconnaissance faciale.

Pouvoir simplement changer une batterie

Il y a également quelque chose de presque dérisoire dans ce changement, mais qui raconte à lui seul une partie du problème. Avec ce nouveau smartphone, lorsqu’une pièce matérielle tombera en panne, il sera possible, dans de nombreux cas, de la remplacer moi-même, en toute autonomie et pour un moindre coût.

Et surtout, cela permettra d’éviter d’engager des frais disproportionnés lorsqu’un appareil fonctionne encore parfaitement et que le seul véritable problème vient, par exemple, de sa batterie.

Cela paraît presque évident. Pourtant, dans une industrie qui nous a progressivement habitués à des appareils collés, soudés, verrouillés ou inutilement complexes à réparer, retrouver cette possibilité ressemble presque à une nouveauté.

Et si ce choix était une erreur de parcours ?

C’est précisément là que le modèle de Commown est intéressant et permet également le retour en arrière. En effet, rien ne dit aujourd’hui que cette expérience sera concluante.
Peut-être que certaines applications vont manquer; que certains usages seront plus compliqués. Peut-être découvrirai-je des contraintes auxquelles je n’avais tout simplement pas pensé.
Et peut-être qu’au bout de quelques mois, l’iPhone SE de 2022 reprendra du service.
Ce serait possible, mais la location proposée par Commown permet justement d’aborder ce changement avec une forme de réversibilité.

Cette possibilité a évidemment un coût. Dans mon cas, pour un Fairphone 6 accompagné d’une coque à rabat et livré avec /e/OS préinstallé, mais sans câble puisque j’en dispose déjà, la location revient à 27,40 euros par mois, avec un engagement initial de douze mois.

Le modèle proposé par Commown présente toutefois une particularité intéressante : passé cette première année, le montant de la location diminue de 6 % tous les six mois, jusqu’à pouvoir atteindre une réduction maximale de 60 %. Le coût ne reste donc pas figé pendant toute la durée d’utilisation du téléphone ; il diminue progressivement à mesure que l’appareil est conservé.

Partir, oui, mais sans transformer cette décision en rupture définitive.

Cela paraît finalement assez cohérent avec ce que je tente de défendre ici depuis le début de cette quête de souveraineté numérique : réduire une dépendance ne devrait pas consister à s’enfermer immédiatement dans une autre.

La suite reste à écrire

C’est aussi pour cette raison que cet article aura une suite. Ce premier texte explique pourquoi je quitte aujourd’hui l’iPhone et iOS. Mais s’arrêter à cette conclusion reviendrait à éluder une part essentielle de l’expérience.

Commander un téléphone alternatif, l’allumer, regarder son écran d’accueil et annoncer que l’on vient de retrouver une souveraineté numérique n’aurait pas beaucoup de sens.

Le véritable test commence maintenant :

  • Est-ce que mes applications habituelles fonctionneront ?
  • Est-ce que mes usages bancaires suivront ?
  • Est-ce que la navigation, les transports, les communications, l’authentification et tous ces petits usages devenus tellement naturels avec un smartphone resteront aussi simples ?
  • Est-ce que l’absence des services Google sera réellement transparente ?

Et surtout : est-ce que je continuerai à utiliser ce téléphone lorsque l’enthousiasme de la nouveauté sera passé ?

Voilà les questions auxquelles je préfère répondre avec quelques mois de recul plutôt qu’avec quelques heures d’utilisation.

Une semaine plus tard, le téléphone est arrivé

Un peu plus d’une semaine après la validation de ma commande, le smartphone est arrivé !

Et cette fois, le départ devient réel. Après presque dix-sept années d’iPhone, il est temps de voir ailleurs. Mais pas en prétendant qu’Apple n’aurait rien apporté. Et certainement pas en reniant toutes ces années durant lesquelles ses smartphones m’ont parfaitement convenu.

Au contraire.

Si cette séparation ressemble un peu à celle évoquée par Gainsbourg, c’est justement parce qu’on ne quitte pas de la même manière quelque chose que l’on a détesté et quelque chose qui nous a longtemps satisfaits.

L’iPhone a profondément changé ma manière d’utiliser un téléphone. Il m’a accompagné pendant une très grande partie de ma vie numérique. Mais les critères qui me faisaient choisir un smartphone en 2009 ne sont plus exactement ceux qui me font en choisir un en 2026.

Aujourd’hui, la réparabilité, la maîtrise de mes données, la dépendance aux grandes plateformes, la durée de vie du matériel et la possibilité de choisir davantage les services que j’utilise comptent beaucoup plus dans l’équation. Il est donc temps de vérifier s’il est possible de concilier ces exigences avec celle que je refuse toujours d’abandonner : utiliser un smartphone caractérisé par sa sobriété, son efficacité et une expérience utilisateur optimale.

Une conviction à confronter à la réalité

Rendez-vous dans quatre ou cinq mois pour savoir si les sanglots longs de cette séparation auront fini par me faire revenir chez Apple… ou si mon iPhone restera définitivement dans un tiroir.

Sans chercher à sauver l’expérience si elle se passe mal.

Sans chercher non plus à l’embellir parce qu’elle correspondrait davantage aux idées défendues sur ce site.

Je pourrai alors répondre à une question très simple :

ai-je fini par reprendre mon iPhone SE de 2022, ou ai-je réellement quitté cet univers pour quelque chose de plus libre et de plus cohérent avec ce que j’essaie de construire ici ?

Car être souverain ne signifie pas vivre en autarcie; cela signifie plutôt, à mes yeux, essayer de retrouver suffisamment de maîtrise pour pouvoir choisir, comprendre, changer… et partir lorsque cela devient nécessaire.

Encore merci à Genma pour la découverte et pour m’avoir permis de tester concrètement cette alternative avant de me lancer.

Merci également à Commown pour la qualité des échanges et de son service avant comme après la commande.

Et une dernière précision, importante : cet article n’est pas sponsorisé. Je n’ai aucun partenariat avec Commown et je ne gagne absolument rien si, à votre tour, vous décidez de tenter l’expérience.

Publié le

Une réponse à « Je suis venu te dire que je m’en vais »

  1. Avatar de Freedom Paradigm

    Merci pour ce partage et félicitations pour ce changement.
    C’est intéressant et je pense que beaucoup se reconnaitront dans ce que vous écrivez : c’est-à-dire recherchent la souveraineté numériqu, sans vouloir perdre leurs repères ou devoir développer une expertise technique.
    J’espère que jusqu’ici le Fairphone tient ses promesses.
    Merci pour vos articles et bonne continuation.

Laisser un commentaire

Votre adresse e-mail ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *