Souverain

Articles et idées

Souveraineté numérique : comment convaincre sa mairie de passer au libre ?

Les élections municipales viennent de s’achever. Dans certaines communes, une nouvelle équipe s’installe. Dans d’autres, le scrutin a surtout confirmé un équilibre déjà en place. Un moment où une mairie redéfinit ses priorités, ses marges de manœuvre, ses dépendances aussi. Et, au fond, sa manière d’aborder le numérique

C’est à ce moment précis que la question du logiciel libre mérite d’entrer dans la discussion. Non comme un sujet réservé aux techniciens, ni comme une affaire de spécialistes, mais comme une question très concrète de souveraineté locale, de maîtrise des outils, de dépenses publiques, de continuité du service et, au fond, de liberté d’action.

Lire « Souveraineté numérique : comment convaincre sa mairie de passer au libre ? »

La souveraineté numérique se joue aussi dans la bataille sémantique

Depuis plusieurs semaines, une même ligne de discours remonte à la surface sous des formes différentes. D’un côté, des rapports, des prises de position et des argumentaires invitent l’Europe à ne pas « aller trop loin » dans sa quête de souveraineté numérique. De l’autre, des articles plus grand public reformulent cette tension dans des termes immédiatement accessibles : plus d’autonomie européenne signifierait peut-être moins d’innovation, moins de fluidité, moins de confort pour l’utilisateur. L’article sur le rapport de l’Atlantic Council, publié le 26 février 2026, décrivait déjà cette bataille d’influence. Le texte publié sur LinkedIn du 2 mars parlait, lui, d’une convergence de vocabulaire, de calendriers et d’intérêts. Puis, le 17 mars, Futura relayait un cadrage limpide : selon Google, l’Union européenne ne pourrait pas s’émanciper sans risquer de sacrifier l’expérience utilisateur.

Lire « La souveraineté numérique se joue aussi dans la bataille sémantique »

L’Europe face à sa dépendance numérique : un enjeu de souveraineté

Un article m’a paru suffisamment important pour que je prenne le temps de m’y arrêter. Le texte d’origine, publié par HiPEAC le 25 février 2026, pose une question centrale : que reste-t-il de notre autonomie politique, économique et juridique lorsque nos infrastructures numériques critiques dépendent d’acteurs que nous ne contrôlons pas ? En France, le sujet de la souveraineté numérique n’est évidemment pas nouveau, et plusieurs voix l’ont déjà porté, chacune à leur manière. Mais je n’ai pas trouvé, à ma connaissance, de véritable reprise en français de cet article précis, ni de vulgarisation claire et accessible pour le grand public. C’est pour cette raison que j’ai choisi d’en reprendre le fond, de le retravailler et de le reformuler ici de la manière la plus compréhensible possible.

Lire « L’Europe face à sa dépendance numérique : un enjeu de souveraineté »

Cyber Resilience Act : qu’est-ce que c’est ?

Le Cyber Resilience Act (CRA) est un règlement européen qui vise à relever le niveau de sécurité des produits numériques vendus dans l’Union européenne. En clair, l’idée est simple : un logiciel, une application, un objet connecté ou un composant informatique ne devrait plus arriver sur le marché sans exigences minimales de cybersécurité, sans suivi sérieux des failles et sans responsabilité clairement identifiée. Le texte officiel est le règlement (UE) 2024/2847, consultable sur EUR-Lex, et la Commission européenne en propose aussi une synthèse plus pédagogique.

Lire « Cyber Resilience Act : qu’est-ce que c’est ? »

Souveraineté numérique : l’Europe face à son Acid Test


Il est des moments où un problème technique cesse d’être une affaire de spécialistes pour devenir un fait politique. En 2005, au cœur de la guerre des navigateurs, un test en apparence modeste, Acid2, contribua à rendre visible ce que beaucoup toléraient encore : la fragmentation du Web, l’abus de position dominante et le coût collectif d’une dépendance imposée. Vingt ans plus tard, l’Europe se trouve face à une épreuve d’une autre ampleur, mais peut-être de même nature. Car derrière les suites bureautiques, le cloud, les formats propriétaires ou les infrastructures numériques, se joue moins une querelle d’ingénieurs qu’un enjeu de maîtrise, de continuité, de puissance et de liberté d’action.

C’est là que se situe pour l’Europe l’épreuve concrète de sa souveraineté numérique, son Acid Test !

Lire « Souveraineté numérique : l’Europe face à son Acid Test »

Il n’y a pas le feu au lac, mais il y a une alternative complète à Google

Avant d’entrer dans le vif de ce test, je veux d’abord vous remercier. Vous êtes de plus en plus nombreux à m’écrire, à me solliciter, à m’interpeller. Si je ne réponds pas encore à chacun, ne vous en inquiétez pas : je le ferai.
Depuis quelques semaines, les messages affluent, toujours portés par une curiosité sincère et une bienveillance rare. Intellectuellement, c’est précieux. Cela me rappelle, pour les plus anciens d’entre nous, l’esprit des clubs informatique des années 90/2000 : des échanges passionnés, des idées qui circulent vite, des rencontres inattendues. J’y ai déjà fait de très nombreuses rencontres, beaucoup par téléphone, mais aussi grâce à Visio de la DINUM, via LaSuite, qui s’est révélée aussi pratique qu’agréable à utiliser.

Lire « Il n’y a pas le feu au lac, mais il y a une alternative complète à Google »